Cette Guitare CHINOISE écrase la Concurrence. (Squier Telecaster Paranormal Cabronita Thinline)

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Test d’une Squier Paranormal Cabronita Telecaster Thinline, un modèle chinois délibérément incohérent sur le papier — chevalet de Stratocaster, micros de Jazzmaster, corps de Telecaster Thinline — mais bluffant à l’écoute. De quoi interroger l’intérêt d’investir dans des guitares américaines à plusieurs milliers d’euros face à ce type d’instrument disponible pour une fraction du prix.

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Une guitare qui n’a aucun sens sur le papier

Prêtée pour les besoins de cette vidéo, cette Squier Paranormal Cabronita Telecaster Thinline fabriquée en Chine cumule les combinaisons improbables : un chevalet type Stratocaster à six pontets flottants là où on attendrait un chevalet de Telecaster, des micros façon Jazzmaster sur une forme de corps Telecaster Thinline, et un manche brillant (gloss) que l’auteur n’apprécie pourtant habituellement pas. Les mécaniques ne sont pas exceptionnelles, la finition reste modeste, et l’électronique, qui a déjà quelques années, crachote légèrement.

Cette incohérence assumée n’est pas un accident : elle appartient à la série Paranormal de Squier, une gamme conçue précisément pour créer des instruments qui n’ont « aucun sens » dans le catalogue traditionnel de la marque.

Malgré tout, la magie opère

C’est la surprise de ce test : en dépit de cette fiche technique déroutante, l’instrument, une fois en main, se révèle excellent. Jamais réglée avant ce test, la guitare reste pourtant très jouable, avec des frettes particulièrement bien finies — meilleures, selon l’auteur, que sur certaines guitares nettement plus chères.

Le corps semi-creux (thinline) rend l’instrument extrêmement léger et confortable à jouer, sans pour autant sonner creux ou vide. Le manche, malgré sa finition brillante généralement peu appréciée, se révèle agréable, sans doute grâce aux années de jeu déjà accumulées par cet exemplaire.

Un son surprenant, mais pas celui d’une Telecaster

Sonorement, les micros type Jazzmaster — probablement des modèles chinois d’entrée de gamme — produisent un résultat excellent, mais qui n’a rien à voir avec le son caractéristique d’une Telecaster, malgré la forme et la tête qui y font clairement référence. Cette dissonance entre l’apparence et le son explique peut-être pourquoi ce modèle reste relativement méconnu et passé sous le radar.

Le verdict

Cette expérience amène à une question simple : pourquoi dépenser plusieurs milliers d’euros dans des guitares fabriquées aux États-Unis quand un instrument à 200 ou 300 € — parfois moins d’occasion — peut se révéler tout aussi convaincant ? Pour l’auteur, la clé consiste à explorer les séries moins connues des fabricants asiatiques plutôt que de se limiter aux grandes marques américaines : il devient de plus en plus possible de dénicher d’excellents instruments sans se ruiner.

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