Les secrets derrière des logos et noms des marques de guitares

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Ici on parle des noms Fender, Marshall, Taylor, Ibanez, FuzzFace, Yamaha, Dobro, PRS, etc.

Fender, le « F » inversé : Le logo « spaghetti » utilisé tout au long des années 1950, ainsi nommé pour son script fin et stylisé en lettres argentées cerclées de noir serait basé sur la signature de Leo Fender, avec la première lettre inversée, mais aucun document d’époque ne le confirme, l’auteur du logo original étant inconnu. En revanche, le « transition logo » doré est bien documenté : Robert Perine, l’homme derrière la campagne « You won’t part with yours either », dessine un nouveau logo pour le catalogue 1958-59 après avoir constaté que Fender utilisait plus d’une douzaine de marques différentes. Pour le logo original, on ne sait toujours pas qui l’a dessiné.

« Donc le logo le plus copié de la planète n’a officiellement aucun auteur. Et crois-moi, ce n’est pas le plus tordu de la liste. »

https://www.fender.com/articles/behind-the-scenes/what-are-fenders-spaghetti-and-transition-logos

Epiphone : combinaison du surnom d’Epaminondas Stathopoulos, « Epi », et du suffixe « -phone », du grec phon-, « voix ».

https://en.wikipedia.org/wiki/Epiphone

Dobro, le plus élégant : contraction de « Dopyera brothers », mais aussi un mot signifiant « bon » en slovaque, leur langue natale. Le mot compte cinq lettres pour les cinq frères Dopyera, et leur slogan était « Dobro means good in any language ». Même si c’est l’explication la plus probable, il n’y a aucune confirmation officielle !

https://en.wikipedia.org/wiki/Dobro

Ampeg = « amplified peg » : Hull avait placé un transducteur sur une pique de contrebasse, ce qui a inspiré à sa femme Gertrude le nom « Ampeg ». Parce que « peg » signifie « cheville » en français et désigne aussi la pique de contrebasse. Le plus grand nom de l’ampli de basse porte le nom d’un bout de métal qui touche le parquet.

https://en.wikipedia.org/wiki/Ampeg

Orange, les symboles : « J’ai eu l’idée de ces symboles. On exportait, et dans beaucoup de pays les gens ne savaient pas ce que « volume » voulait dire en anglais.», explique Cliff Cooper. Cooper a eu li’idée des symboles en 1971  en voyant les nouveaux panneaux routiers britanniques. C’est John James qui conçoit alors le « Graphic Valve Amplifier », surnommé « Pics Only ».

https://captain-guitar-lounge.com/en/2018/01/02/orange-amp-info

Yamaha, le détail que personne ne remarque : au-delà des trois diapasons, Yamaha Corporation utilise un logo dont les pointes des diapasons restent contenues dans le cercle, tandis que Yamaha Motor a les pointes qui dépassent du cercle et un « M » symétrique. Et le sens : les trois diapasons représentent le lien entre les trois piliers de l’entreprise — technologie, production, vente — mais symbolisent aussi les trois éléments essentiels de la musique : mélodie, harmonie, rythme.

Mesa/Boogie : Mesa Engineering était une société-écran que Randall Smith avait montée pour acheter des pièces au prix de gros : pièces d’amplis et pièces de moteurs Mercedes (il retapait des moteurs en parallèle). Santana a joué sur le petit « Princeton » modifié par Randall Smith pour Barry Melton et s’est exclamé « Man, that little thing really boogies! ». Enfin d’après la légende. D’où le nom. En français « boogie » peut être traduit par « danser avec énergie ».

https://en.wikipedia.org/wiki/Mesa/Boogie

Marshall JCM800 : Jim Marshall, ne sachant pas comment appeler l’ampli et jugeant toutes les suggestions pas intéressantes, a fini par utiliser la plaque d’immatriculation de sa voiture d’où JCM800 avec « JCM » pour James Charles Marshall, le « 800 » n’ayant aucun sens ou en tout cas, personne n’a jamais pu expliquer le 800.

https://en.wikipedia.org/wiki/Marshall_JCM800

PRS, les oiseaux, avec leurs noms : l’origine remonte à l’enfance de Paul, dont la mère était passionnée d’ornithologie ; quand il a fallu incruster la guitare qu’il construisait pour Peter Frampton en avril 1976, il est allé acheter un guide d’oiseaux et a commencé à dessiner. Les espèces, en partant du sillet : faucon pèlerin, busard Saint-Martin, colibri à gorge rubis, sterne pierregarin, épervier de Cooper, milan, moineau à l’atterrissage, océanite, faucon à l’atterrissage, et petit-duc sur une branche (ce dernier uniquement sur les 24 cases).

https://eu.prsguitars.com/blog/post/the_story_of_the_prs_bird_inlays

Fuzz Face, le visage caché : la forme, inspirée de la base d’un pied de micro, ressemblait à un visage souriant avec ses deux boutons Fuzz et volume, l’interrupteur et le logo semi-circulaire. Bonus croisé : Ivor Arbiter est aussi celui qui a griffonné le logo des Beatles sur la peau de grosse caisse Ludwig.

https://en.wikipedia.org/wiki/Ivor_Arbiter

https://en.wikipedia.org/wiki/Fuzz_Face

Ibanez : le nom d’un luthier espagnol, pas japonais. Hoshino Gakki décide en 1935 de fabriquer des guitares espagnoles, d’abord sous la marque « Ibanez Salvador » en référence au luthier Salvador Ibáñez, qui est mort. Puis simplement « Ibanez ».  Oui le nom de cette marque a été volé à un mort !

https://en.wikipedia.org/wiki/Ibanez

Rickenbacker : c’est une marque de Californie. Les instruments arrivent en 1931 et sont conçus essentiellement par George Beauchamp. Adolph Rickenbacher est simplement actionnaire même s’il participe à la conception des instruments, il a ensuite anglicisé son nom et finalement ils adoptent le nom de  « Rickenbacker » pour profiter de la popularité de son cousin au second degré, l’as de l’aviation Eddie Rickenbacker, qui avait changé l’orthographe de son nom face à la vague de sentiment anti-allemand.

https://en.wikipedia.org/wiki/Rickenbacker

Taylor : ayant besoin d’un logo compact pour la tête, la marque devait s’appeler Westland Music Company, mais ils ont changé le nom en Taylor, qu’ils trouvaient plus américain que les autres. Ce n’est pas un caprice de nom, c’est un problème de place sur une tête de manche !

https://en.wikipedia.org/wiki/Taylor_Guitars

Telecaster : le nom vient d’un conflit de marque avec un fabricant de batteries. Les Broadkaster Gretsch (des batteries) étaient sur le marché depuis les années 1920, un télégramme de Gretsch met fin à l’usage du nom ; pendant un temps le mot « Broadcaster » fut simplement découpé du décalque, donnant la « Nocaster ». Don Randall, qui avait pensé à la radio en nommant la guitare « Broadcaster », s’est ensuite tourné vers le préfix « tele » en raison de la croissance de la télévision aux USA dans les années 50.

Contrairement à d’autres industries où tout est savamment pensé, dans le monde de la guitare, Les trois quarts des noms mythiques sont des accidents : un télégramme, une plaque d’immatriculation, un cousin célèbre, un problème de place.