Un comparatif volontairement brut entre un ampli à lampe Vox AC10, un ampli transistor/numérique Boss Nextone et une simulation Zoom, enregistrés sans aucun bidouillage pour rester au plus proche de la réalité d’écoute. Résultat : contrairement aux comparatifs habituels sur internet, la différence entre les trois devient étonnamment évidente à l’oreille.
Liens utiles
- https://www.thomann.fr/vox_ac10c1_custom.htm?offid=1&affid=2786
- https://www.guitare-electrique.net/lien.php?lien=zoommulti
- https://www.boss.info/fr/products/nextone_stage/
Un comparatif volontairement non trafiqué
Plutôt que de chercher à démontrer que les trois types d’amplification se ressemblent — comme le font souvent, consciemment ou non, les comparatifs classiques sur internet en utilisant égalisation, prises multiples et réglages soigneusement ajustés —, ce test adopte une approche radicalement brute : chaque extrait est enregistré une seule fois, sans retouche, avec la méthode de captation propre à chaque appareil.
Trois méthodes de captation différentes
L’ampli à lampe Vox AC10 est enregistré via un micro Behringer B5 polyvalent, capturant naturellement l’ambiance sonore de la pièce. Le Boss Nextone, réglé sur une simulation de lampe pour se rapprocher du Vox, est capté selon le même procédé au micro. La simulation Zoom G2 Four, elle, est branchée directement dans l’interface audio — sans passer par un micro, donc sans capter la réverbération naturelle de la pièce.
Une différence qui devient évidente
Cette différence de méthode de captation, assumée et non dissimulée, rend l’identification de la simulation numérique extrêmement simple à l’oreille : l’absence d’ambiance de pièce trahit immédiatement son origine. Un contraste qui n’apparaît quasiment jamais dans les comparatifs plus soignés, où chaque son est retravaillé pour paraître comparable — au prix, selon l’auteur, d’une perte de l’ADN sonore propre à chaque type d’amplification.
Les forces de chaque technologie
Sur le plan de la sensation de jeu, l’ampli à lampe Vox l’emporte clairement, avec un plaisir de jeu et une dynamique difficilement égalables — porté également par le volume sonore, qui déplace physiquement l’air et fait vibrer la pièce. Les amplis à transistor, testés notamment via un petit Orange Crush, offrent une dynamique très satisfaisante, sans toutefois atteindre le grain caractéristique de la lampe. Enfin, la simulation numérique trouve sa vraie pertinence pour l’enregistrement et pour un usage scénique ne nécessitant pas un volume ou une sensation extrême — avec l’avantage non négligeable de pouvoir être dupliquée facilement (plusieurs appareils réglés à l’identique en cas de panne) et transportée sans effort.
Le message central
Ce test invite surtout à relativiser les nombreux comparatifs lampe-transistor-numérique disponibles en ligne : une méthodologie de captation soigneusement uniformisée peut facilement gommer les vraies différences entre technologies, biaisant la perception du spectateur. Un enregistrement volontairement imparfait, fidèle à ce qu’on entend réellement au casque en jouant, reste finalement le témoignage le plus honnête.

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