Cette marque de guitares est en train de disparaître sous nos yeux…

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La marque centenaire Recording King, réputée pour ses instruments acoustiques et banjos au bon rapport qualité-prix, traverse une grave crise de distribution en Europe depuis 2025. Loin d’avoir disparu, la marque semble se redresser grâce à un nouveau partenariat de distribution, même si des doutes subsistent sur la disponibilité future de ses instruments.

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Une marque historique fragilisée

Fondée dans les années 1920, disparue puis relancée dans les années 2000, Recording King s’est bâtie une solide réputation dans les guitares acoustiques et surtout les banjos, particulièrement appréciés des musiciens de folk et de bluegrass. Fabriquée en Asie mais régulièrement citée comme une référence de rapport qualité-prix dans les comparatifs spécialisés, la marque a connu une présence importante en magasins et en ligne pendant des années.

Des signaux d’alerte depuis un an

Depuis environ un an, des témoignages se multiplient sur les forums spécialisés et sur Reddit : des clients ayant commandé des instruments Recording King ne les reçoivent jamais, tandis que des distributeurs et boutiques confirment ne plus pouvoir honorer leurs commandes auprès de la marque. En 2025, même des enseignes importantes comme Thomann ont dû informer certains clients de l’impossibilité de livrer les instruments commandés, sans certitude sur un retour à la normale.

Une crise logistique plutôt qu’une faillite

Contrairement aux rumeurs de fermeture pure et simple qui ont circulé, Recording King n’a pas disparu — la marque reste active, et certains instruments restent disponibles, parfois même en promotion. Le vrai problème semble être une crise de distribution majeure vers l’Europe, aggravée par la hausse des coûts de fabrication en Asie depuis la période post-Covid et d’éventuels blocages contractuels avec les distributeurs sur la question des prix.

Un début de résolution

Depuis quelques mois, Recording King aurait noué un nouveau partenariat de distribution avec l’entreprise Saint-Louis Musique, laissant entrevoir une possible sortie de crise. La situation reste toutefois inégale selon les marchés : alors que Thomann propose encore une trentaine de références en Allemagne, le distributeur britannique Anderton’s, pourtant marché stratégique pour une marque orientée folk, ne propose plus qu’un seul instrument disponible.

Des questions qui restent ouvertes

Si la marque semble en voie de stabilisation, plusieurs incertitudes demeurent : la qualité des futurs instruments restera-t-elle constante ? La gamme va-t-elle se recentrer sur les banjos et instruments à résonateur, segment où la concurrence reste plus limitée, au détriment des guitares acoustiques, très concurrentielles sur ce positionnement entrée-milieu de gamme ? Et surtout, ce nouveau partenariat avec Saint-Louis Musique se traduira-t-il par une prise de contrôle plus large sur la marque ?

Un signal parmi d’autres

Cette situation s’inscrit dans une tendance plus large de difficultés rencontrées par plusieurs fabricants de guitares ces derniers mois — des marques comme G&L ou Hughes & Kettner ayant connu des trajectoires similaires, dans un contexte économique globalement compliqué pour l’industrie de la guitare.

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