Il faut vraiment qu’on parle de Fender Japan

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Une exploration du catalogue Fender Japan, dont l’accès direct est bloqué aux acheteurs occidentaux redirigés vers Fender International. Entre finitions exclusives sublimes, tarifs étonnamment compétitifs pour de la fabrication japonaise, et quelques collaborations discutables comme la Stratocaster Godzilla, un aperçu d’un marché largement méconnu en France.

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Un accès volontairement restreint

Tenter de consulter directement le site Fender Japan depuis la France se solde par une redirection automatique vers le site Fender International — la marque semblant délibérément vouloir réserver certains produits au marché japonais, rendant l’exploration de ce catalogue particulièrement compliquée pour un acheteur occidental.

Des tarifs étonnamment compétitifs

Sur la partie du catalogue accessible via Fender International, la série Made in Japan Hybrid II surprend par ses tarifs : entre 1500 et 1600 €, soit moins cher qu’une gamme haut de gamme mexicaine à 1800 €, pour une fabrication japonaise. Une Jazzmaster Hybrid II en finition Capri Blue, ainsi qu’une Telecaster blanche à tête assortie (mécaniques vintage à blocage, micros Hybrid II à bobinage sur mesure, manche moderne au profil C, radius 9,5 pouces) à 1599 € TTC, illustrent particulièrement bien ce rapport qualité-prix.

Des collaborations à l’esthétique discutable

Le catalogue comprend également des séries plus atypiques, comme une Stratocaster inspirée du jeu vidéo Monster Hunter (modèle Rathalos), au design jugé peu convaincant, ou encore une série Godzilla Master Built vendue autour de 5 millions de yens — un tarif de collectionneur pour un instrument dont l’esthétique laisse également perplexe.

Une tête années 70 qui divise

Sur certains modèles Stratocaster, la reprise de la tête large caractéristique des années 70 ne convainc pas totalement — jugée disproportionnée et manquant d’harmonie, peut-être pensée avant tout pour mettre davantage en avant le logo Fender sur l’instrument.

Des exclusivités japonaises difficiles d’accès

Via le compte Instagram officiel de Fender Japan — seul moyen réellement accessible pour découvrir certaines nouveautés exclusives —, on découvre de superbes finitions comme Mystic Satin, ou une Stratocaster Ken signature en noir avec tête assortie, disponible uniquement au flagship store Fender de Tokyo. Une collaboration avec le guitariste de blues Christone « Kingfish » Ingram, sur une Telecaster Deluxe dans des teintes japonaises exclusives, mérite également d’être signalée — un artiste encore trop peu connu en France, mais dont le talent mérite clairement d’être suivi.

Le mot de la fin

Entre finitions exclusives séduisantes, tarifs japonais étonnamment accessibles et quelques collaborations plus discutables, ce tour d’horizon du catalogue Fender Japan confirme l’existence d’un marché riche et créatif, mais dont l’accès reste frustrant pour les acheteurs européens — la plupart de ces instruments restant, dans les faits, très difficiles à obtenir en dehors du Japon.

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