VOX fait ce que FENDER et MARSHALL ne feront jamais

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Grâce à un Vox AC10 emprunté pour ce test, une explication enfin claire de pourquoi certains guitaristes choisissent Vox plutôt que Fender ou Marshall : la marque britannique occupe un territoire sonore unique, entre les cleans puissants de Fender et les saturations franches de Marshall, avec un caractère si typé qu’on le reconnaît immédiatement, même à faible volume.

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Trois marques, trois réponses à un même besoin

Fender, Marshall et Vox sont nés dans un contexte similaire des années 50-60, mais avec des approches différentes. Fender, basée en Californie, mise sur des sons clean puissants avant saturation, particulièrement appréciés par ceux qui préfèrent construire leur son via des pédales en amont. Marshall, née au Royaume-Uni, répond à la demande de guitaristes comme Eric Clapton en quête de plus de volume et de gain. Vox, également britannique, opère un choix hybride qui a pourtant conquis des groupes emblématiques des années 60, à commencer par les Beatles.

Une conception électronique qui fait toute la différence

La particularité de Vox réside dans l’utilisation de lampes EL84, dont la saturation intervient plus tôt que sur les lampes 6L6 utilisées chez Fender, associée à une compression différente. Le circuit Top Boost caractéristique de Vox ajoute par ailleurs une coloration typique sur les fréquences aiguës, donnant ce timbre reconnaissable entre mille, à la fois cristallin et légèrement granuleux.

Un territoire sonore entre deux mondes

Vox se positionne précisément entre les cleans puissants de Fender et les saturations rapides de Marshall : dès qu’on pousse légèrement le volume, une saturation naturelle et progressive apparaît, obligeant à jouer sur le volume de la guitare elle-même pour doser précisément le niveau de crunch recherché — une réactivité et une dynamique au toucher particulièrement appréciées par de nombreux guitaristes.

Des limites bien réelles

Pour les registres très saturés et agressifs, Marshall reste largement supérieur. De même, pour un vrai besoin de puissance en son clean, Fender demeure la référence. Le son Vox reste également très typé et reconnaissable en toutes circonstances — un vrai avantage pour les amateurs du genre, mais potentiellement un frein pour ceux qui recherchent plus de neutralité.

Le AC10 à l’épreuve du quotidien

Ce petit combo de 10 watts s’avère parfaitement adapté à un usage domestique, tout en offrant suffisamment de puissance pour répéter en groupe dans un garage, voire assurer un petit concert dans un bar — à condition d’accepter sa personnalité sonore propre, qui finit par cruncher au bout d’un certain volume. Pour un budget sous les 500 €, c’est probablement l’ampli à lampe le plus adapté à un usage en chambre, davantage que les Fender ou Marshall équivalents testés par ailleurs.

Le verdict

Ce qui pouvait initialement sembler être un défaut de Vox — un clean qui sature un peu trop vite pour du rock puissant, pas assez pour du metal — se révèle finalement être sa plus grande force : un compromis sonore unique que ni Fender ni Marshall ne proposent, et qui explique pourquoi tant de grands groupes continuent, encore aujourd’hui, de préférer cette marque britannique si particulière.

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