Le récit d’une modification de micros sur une Harley Benton superstrat à paillettes, remplacés par des micros humbuckers type Les Paul pour un résultat mitigé mais malgré tout satisfaisant. L’occasion d’une réflexion plus large sur le plaisir de modifier soi-même son matériel, entre appropriation de l’instrument et redécouverte du plaisir de jouer.
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Un remplacement de micros par curiosité
Sur cette Harley Benton à finition paillettes, les micros humbuckers Rosewell d’origine, splittables en simple bobinage, ne convenaient plus au goût musical évoluant de leur propriétaire. Plutôt que d’investir dans des micros de marque reconnue comme pour une précédente Telecaster, le choix s’est porté sur un set de micros économiques de type PAF (façon Les Paul), achetés sur un site chinois, en finition dorée pour rester cohérent avec l’esthétique de l’instrument.
Une opération plus complexe que prévu
Contrairement à des remplacements déjà effectués sur des guitares plus simples (Telecaster, Stratocaster), cette intervention s’est révélée plus délicate : cavité blindée à démêler, dessoudage difficile nécessitant de démonter entièrement les potentiomètres, câblage à repenser puisque les nouveaux micros ne disposent que d’un seul fil de sortie contre quatre auparavant, incompatibles avec le sélecteur trois positions type Telecaster équipant cette guitare pourtant dotée de micros type Les Paul. Au total, l’opération complète a nécessité plusieurs heures de travail.
Un résultat sonore contrasté
Le bilan sonore reste mitigé : le micro manche, pourtant le plus utilisé auparavant, déçoit légèrement par rapport aux attentes. En revanche, le micro chevalet convainc nettement plus, avec un son rock vintage classique particulièrement apprécié. Ce changement a d’ailleurs modifié les habitudes de jeu, avec une redécouverte du plaisir de nuancer le son directement à la guitare (volume, tonalité) plutôt que sur l’amplificateur — un jeu de nuances auparavant limité par des micros d’origine devenant trop sourds une fois le tone baissé.
Le vrai sujet : le plaisir de modifier son matériel
Au-delà du résultat technique, cette expérience illustre un plaisir plus large : celui de comprendre le fonctionnement de son instrument et de se l’approprier pleinement. Modifier une guitare qu’on apprécie déjà pour sa lutherie, son manche, ses mécaniques et sa stabilité d’accordage, tout en lui donnant un caractère sonore différent, permet de retrouver l’excitation d’un instrument neuf sans repartir de zéro.
Un aspect psychologique intervient également, comparé par un ami à « l’effet IKEA » : le fait d’avoir soi-même modifié l’instrument, même avec des soudures imparfaites, crée un attachement supplémentaire — la guitare devient un peu plus « sienne » non seulement parce qu’elle a été achetée, mais aussi parce qu’elle a été transformée de ses propres mains.

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