Un défi personnel chronométré : une heure pour tenter de décrypter et jouer, sur guitare acoustique, un riff réputé extrêmement difficile de Polyphia présenté en tutoriel par leur guitariste Tim Henson. Entre simplifications assumées, douleurs aux doigts et au poignet, ce challenge assumé sans prétention illustre avec humour l’écart entre un riff virtuose et le niveau d’un guitariste amateur.
Liens utiles
- https://www.youtube.com/watch?v=Igai5otU6A8
- https://www.guitare-electrique.net/lien.php?lien=cla28ve
Le défi : une heure, un riff réputé injouable
Face aux commentaires répétés sur son niveau de guitare, l’auteur se lance un défi chronométré d’une heure : décrypter un riff de Polyphia réputé pour sa difficulté technique, à partir d’un tutoriel publié par Tim Henson, guitariste du groupe. Le choix se porte sur une guitare acoustique, plus simple à manier, avec un objectif clair dès le départ : oublier le son signature de Polyphia et se concentrer uniquement sur les notes, quitte à adapter largement le riff pour le rendre jouable.
Les premières difficultés
Dès les premières minutes, plusieurs obstacles s’accumulent : de nombreuses harmoniques à placer, une technique de hybrid picking nécessitant un médiator — que l’auteur choisit finalement d’abandonner, ne maîtrisant pas cette technique — et des déplacements sur des positions du manche inhabituelles. Trois difficultés se cumulent rapidement : la complexité des notes elles-mêmes, la vitesse d’exécution, et le respect du rythme original.
Une stratégie d’adaptation assumée
Face à l’ampleur de la tâche, la stratégie change : découper la phrase musicale en plusieurs segments plus courts, puis simplifier certains passages jugés trop exigeants — notamment un déplacement extrême sur le manche, remplacé par une solution plus accessible mais moins fidèle à l’original. Cette adaptation est explicitement assumée comme une forme de triche par l’auteur lui-même, qui reconnaît réécrire le riff à sa manière pour limiter la difficulté.
Le tapping, une bonne surprise technique
Un des points positifs du défi : la découverte que le tapping, technique redoutée, s’avère finalement moins complexe qu’attendu une fois bien compris — il s’agit essentiellement de viser juste et de répéter inlassablement le mouvement jusqu’à l’automatiser.
La fatigue s’installe
Passé la trentaine de minutes, la fatigue physique devient un facteur à part entière : difficulté à enchaîner deux parties du riff, sueur, puis autour de 35 à 42 minutes, une douleur significative aux doigts et au poignet, probablement liée à une mauvaise position de jeu et à l’absence d’habitude d’exercices techniques aussi intenses. Malgré cela, quelques optimisations de déplacement sur le manche permettent de gagner en fluidité sur certains passages.
La décision finale : tout simplifier
Aux alentours de 50 minutes, une phrase reste encore en travail intensif. À 52 minutes, une décision radicale s’impose : simplifier entièrement l’approche et réécouter la mélodie originale pour en restituer une version approximative, plutôt que de continuer à chercher l’exactitude technique. Le défi se conclut sur cette note d’humilité assumée, dans un format volontairement léger et autodérisoire, où l’objectif n’a jamais été la perfection mais l’expérience elle-même.

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