Une réflexion personnelle sur le fait de jouer de la guitare depuis 25 ans sans être devenu un musicien accompli, faute d’avoir vraiment travaillé la théorie et la technique. Le message : ce n’est pas grave de rester un guitariste amateur tant que le plaisir de jouer, seul ou entouré d’amis, reste intact.
25 ans de guitare, sans être devenu un expert
Avec une guitare acoustique achetée il y a 23 ans, l’auteur joue de la guitare depuis 25 ans sans pour autant se considérer comme un bon musicien — plutôt comme un guitariste qui « gratouille ». Ce constat n’est pas un regret déguisé, mais le point de départ d’un message adressé à tous ceux qui se trouvent dans la même situation.
Pourquoi l’apprentissage s’est arrêté en chemin
La raison est simple : l’envie de progresser techniquement n’a jamais vraiment été là. L’objectif initial était de s’amuser, de reproduire quelques reprises pour jouer avec des amis autour d’un feu de camp — la manière classique dont beaucoup apprennent leurs premiers accords. Cette approche a suffi à procurer énormément de plaisir : partager un moment, accompagner quelqu’un qui chante, sans jamais ressentir le besoin d’aller plus loin dans la compréhension théorique de l’instrument.
Le complexe face à d’autres musiciens
Avec l’âge — plus de 40 ans aujourd’hui — la donne change un peu. Côtoyer d’autres musiciens qui ont commencé à peu près au même âge, souvent autour de 18 ans, mais qui ont pris le temps d’apprendre le fonctionnement de l’instrument, la théorie musicale et les bases rythmiques, crée un sentiment de décalage. Jouer avec eux devient parfois inconfortable, faute d’avoir ce bagage technique.
Un message d’espoir pour les guitaristes amateurs
Ce constat pousse à vouloir progresser, mais surtout à rappeler une chose essentielle : la guitare reste avant tout un instrument fait pour s’amuser. La musique n’a pas à être toujours sérieuse — elle sert aussi à rire, à ressentir des émotions, à être partagée entre amis. Ne pas être un expert n’empêche en rien ce plaisir.
Un point souvent oublié : la majorité des gens ne savent même pas enchaîner quelques accords simples. Être capable de gratouiller quelques minutes, même imparfaitement, crée déjà une vraie différence par rapport à la plupart des gens — et suffit largement à faire plaisir autour de soi, en soirée ou lors d’un feu de camp.
Le message final est donc simple : continuer à jouer avec plaisir, même en restant un guitariste moyen, sans complexe. Ce sentiment d’imperfection n’empêche pas de trouver son public, ni de profiter pleinement d’un bel instrument.

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