On a saboté mon concert (et il faisait 40 degrés)

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Récit d’un concert acoustique donné lors de la fête de la musique 2026, transformé en véritable épreuve entre canicule, paroles envolées, trottinettes électriques frôlant les musiciens et surtout l’impossibilité de s’entendre jouer au milieu du bruit ambiant. Une expérience frustrante mais assumée avec humour, à défaut d’avoir pu la maîtriser.

Un concert préparé dans l’urgence

L’inscription à la fête de la musique s’est faite tout juste une semaine avant l’événement, laissant peu de temps pour répéter en duo acoustique guitare-voix, d’autant que le partenaire musical revenait tout juste d’une blessure au poignet l’ayant empêché de jouer pendant plusieurs mois. Malgré ce délai serré, les répétitions dans un petit garage se sont plutôt bien déroulées, avec un matériel installé rapidement mais efficacement.

Une chaleur difficile à gérer

Le concert s’est tenu en pleine canicule, avec une installation choisie volontairement tôt (18h45-19h) dans une rue passante mais pas un lieu d’arrêt privilégié, pour limiter l’affluence. La transpiration a rendu le jeu à la guitare particulièrement inconfortable, entre doigts qui collent et qui glissent en même temps sur les cordes.

Des aléas extérieurs inattendus

Le lieu choisi, très passant, a exposé les musiciens à des trottinettes électriques débridées circulant parfois à moins d’un mètre d’eux pendant qu’ils jouaient. À cela s’est ajouté un incident classique : les paroles imprimées se sont envolées en plein milieu d’un morceau.

L’impossible concentration au milieu du bruit

Le vrai problème du concert n’a finalement pas été la chaleur, mais l’incapacité à s’entendre correctement, faute d’enceinte de monitoring ou de retour dans l’oreille : un set DJ house résonnait d’un côté, un groupe de reprises complet (batterie, basse) de l’autre, rendant la concentration sur les propres parties de guitare extrêmement difficile, en particulier pour les passages plus solistes et les fioritures.

Une expérience à retenir pour la suite

Face à cette frustration croissante, le duo a écourté sa prestation à environ 50 minutes plutôt que de prolonger davantage. Cette mésaventure met en lumière un aspect souvent sous-estimé par les musiciens amateurs se produisant en extérieur pour la première fois : la capacité à rester concentré sur son propre jeu au milieu d’un environnement sonore chargé et incontrôlable, une compétence qui, selon l’expérience du partenaire plus aguerri, semble bel et bien s’acquérir avec la pratique.

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