Faut-il BIEN jouer pour parler GUITARE ?

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Une réponse réfléchie aux commentaires récurrents remettant en cause la légitimité de parler de guitare sans avoir un niveau de jeu irréprochable. En s’appuyant sur des parallèles avec le journalisme sportif, la lutherie ou l’ingénierie du son, l’argument central est que la valeur d’un avis tient davantage à la capacité d’écoute et d’expérience qu’à la virtuosité technique.

Une critique récurrente

Des commentaires reviennent régulièrement pour contester la légitimité de donner un avis sur du matériel ou des guitares sans afficher un niveau de jeu irréprochable dans les démonstrations. Une remarque honnête : les extraits musicaux proposés restent volontairement modestes, la priorité étant donnée à la régularité de publication et à la discussion sur l’actualité guitare plutôt qu’à des heures de prise de son pour quelques secondes de démonstration parfaite.

Des parallèles éclairants dans d’autres domaines

Cette question mérite d’être posée plus largement : la qualité d’un avis dépend-elle vraiment du niveau technique de celui qui l’exprime ? Un journaliste sportif spécialisé en football n’a pas besoin d’être capable de tirer un coup franc parfait pour analyser un match avec pertinence. De même, les luthiers, dont l’expertise porte sur le bois, l’électronique, le réglage et le positionnement des micros, ne sont pas nécessairement de grands virtuoses techniques — sans que cela n’entame la valeur de leurs conseils. Autre exemple frappant : des ingénieurs du son et producteurs respectés comme Rick Rubin ou Steve Albini ne sont pas connus pour être de brillants instrumentistes, et pourtant leur avis sur la musique fait autorité.

Ce qui fait vraiment la valeur d’un avis

La conviction défendue ici : ce qui compte, c’est la capacité à écouter, comparer et partager une expérience accumulée avec du matériel et des instruments — pas la capacité à restituer parfaitement un morceau technique. Réduire la légitimité à parler de guitare à un seul critère de virtuosité risque surtout de décourager des personnes ayant des connaissances et des points de vue intéressants à partager, mais qui n’osent pas s’exprimer par crainte de ce type de jugement.

Un écosystème riche, pas une compétition de virtuosité

L’univers de la guitare est vaste : matériel, électronique, choix des bois, technique de jeu, culture de l’instrument. Le réduire à une compétition de virtuosité technique appauvrirait considérablement la richesse des échanges possibles autour de cette passion commune.

La valeur des commentaires, positifs comme négatifs

Loin de rejeter la critique, celle-ci est accueillie comme un outil d’amélioration légitime — elle a parfois permis de reconsidérer certains points de vue exprimés en vidéo. Les commentaires positifs ont également leur utilité : ils encouragent à poursuivre dans une direction appréciée. Une section commentaires vivante, mêlant avis positifs et négatifs, reste préférable à un silence poli — même si, honnêtement, les remarques sur la qualité du jeu ne sont jamais totalement indolores à lire.

Une invitation ouverte

Pour les guitaristes plus expérimentés souhaitant partager de meilleures démonstrations, une collaboration reste possible via contact direct, avec une mise en avant de leur propre travail. Pour ceux en quête de démonstrations techniques irréprochables, d’autres créateurs spécialisés dans ce registre existent et méritent également d’être suivis.

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