Cette marque de Guitare INCONNUE est SOUS-COTEE !

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Présentation de la marque québécoise Seagull, souvent méprisée par les guitaristes malgré des adeptes prestigieux comme Kim Deal (Pixies, Breeders) ou Damien Saez. Après 25 ans d’utilisation intensive de sa propre Seagull S6 Spruce sans jamais la modifier, l’auteur plaide pour cette marque comme excellente alternative d’occasion, à un rapport qualité-prix difficile à égaler.

Une marque connue mais sous-estimée

Fondée en 1982 à La Patrie, au Québec, Seagull fait partie du groupe Godin, également propriétaire des marques Godin (instruments électriques) et Art & Lutherie (davantage tournée vers des instruments d’inspiration ancienne et rustique). Malgré une présence dans de nombreux magasins physiques, la marque reste souvent méprisée par les guitaristes — à tort, puisqu’elle compte parmi ses adeptes des artistes comme Kim Deal (Pixies, The Breeders), Damien Saez ou James Blunt.

Un concept simple mais efficace

Le modèle S6, dont existe cette version Spruce (table en épicéa, contrairement à la version de base en cèdre) à corps en acajou, repose sur une philosophie claire : fabriquer une guitare à la main avec des bois nobles, en simplifiant et améliorant le concept classique de la guitare folk. L’amélioration principale se situe au niveau de la tête, repensée pour orienter les cordes davantage vers l’intérieur, améliorant ainsi la tension et la stabilité de l’accordage.

25 ans de bons et loyaux services

Achetée neuve il y a 25 ans dans une boutique locale, cette guitare n’a jamais été modifiée et continue d’offrir d’excellentes performances. Le manche n’a été redressé que deux fois en 25 ans, un chiffre remarquable compte tenu de l’utilisation intensive de l’instrument. Les frettes, bien qu’usées, tiennent étonnamment bien la distance sur une aussi longue période.

Un vieillissement gracieux

Les seuls signes d’usure notables concernent les mécaniques, qui commencent tout juste à faiblir après 25 ans — sans nécessité immédiate de remplacement. La touche, légèrement creusée par des décennies de jeu, et quelques marques sur la table donnent à l’instrument un aspect de relique naturelle, plutôt apprécié. Le vernis du manche, patiné par le temps, confère à l’instrument un confort de jeu exceptionnel.

Le verdict

Plutôt que de se tourner systématiquement vers des marques neuves comme Harley Benton ou Lâg pour une première acoustique de qualité, l’auteur recommande vivement de considérer Seagull, disponible d’occasion entre 200 et 500 € pour ce type de modèle — du bois massif, une fabrication artisanale au Québec, et un vieillissement remarquable dans le temps. Neuve, la marque reste également accessible, à partir d’un peu moins de 1000 € pour les modèles d’entrée, davantage pour les finitions les plus abouties. Une marque clairement sous-cotée par rapport à la qualité réellement offerte.

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