Gaël Liger Est-il un SNOB ?

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Après Julien Bitoun, place à Gaël Ligier de la chaîne « Le son dans les doigts » pour un tour d’horizon amical de sa collection de guitares, majoritairement orientées metal. Malgré une Telecaster équipée de micros EMG qui pourrait faire hurler les puristes, le verdict tranche nettement : contrairement à son ami Bitoun, Gaël Ligier n’a rien d’un snob de la guitare.

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Une suite attendue, à la demande de l’intéressé

Après une première analyse taquine de la collection de Julien Bitoun, c’est au tour de Gaël Ligier, animateur de la chaîne « Le son dans les doigts », de passer sous la loupe du snobisme guitaristique — à sa propre demande, suite à un échange en commentaire sur la première vidéo. Le concept reste le même : évaluer chaque instrument sur une échelle allant de « pas du tout » à « ultra snob », dans un esprit résolument bienveillant et ludique.

Des LTD, l’outil avant le prestige

La collection s’ouvre sur plusieurs guitares de la marque LTD, sous-marque du fabricant japonais ESP (créé en 1975, spécialisé dans le metal), un peu à l’image de ce que représente Squier pour Fender. Une première LTD EC Vulture à un seul micro et un seul bouton, pensée exclusivement pour le style musical pratiqué par Gaël Ligier (son groupe Nasgul), est suivie d’une seconde LTD de secours pour les concerts, puis d’une troisième déclinaison de la marque. Verdict pour l’ensemble : totalement indifférent au snobisme — ce sont avant tout des outils de travail choisis pour leur adéquation au style musical, pas pour leur prestige.

Une Charvel équipée d’un Floyd Rose

Une guitare Charvel, marque appartenant au groupe Fender et positionnée sur un segment plus onéreux (de l’ordre de 800 à 2000 €), introduit une nuance : équipée d’un vibrato Floyd Rose typique du répertoire metal, elle traduit malgré tout une recherche avant tout pragmatique du rapport sonorité-prix plutôt qu’une quête de prestige. Le curseur du snobisme monte donc très légèrement, sans franchir un seuil significatif.

Encore une LTD, avec une finition qui divise

Une quatrième guitare, toujours chez LTD (modèle SN-1 ou SN-1000), confirme la préférence marquée de Gaël Ligier pour cette marque, avec une finition « sun blasted » qui ne fait clairement pas l’unanimité côté goûts personnels. Là encore, le niveau de snobisme reste au plus bas : un micro, un bouton, l’essentiel pour jouer.

La surprise finale : une Telecaster Baja reliquée, équipée d’EMG

Dernière guitare de la sélection, et véritable rupture de ton : une Fender Telecaster Baja — modèle mexicain aujourd’hui arrêté, aujourd’hui recherché — ayant bénéficié d’un travail de reliquage par un artisan spécialisé. Le choc vient surtout de sa modification : l’installation de micros EMG, typiquement associés au metal, sur un instrument historiquement pensé pour le blues, le rock ou le jazz des années 50. De quoi effectivement faire réagir les puristes de la Telecaster classique — mais un choix cohérent avec le style musical de son propriétaire, qui a modifié l’instrument pour qu’il serve exactement l’usage recherché.

Le verdict final

Contrairement à Julien Bitoun, jugé légèrement snob dans une précédente analyse, Gaël Ligier ressort de cet exercice totalement indifférent au snobisme guitaristique. Ses choix, qu’ils portent sur des LTD accessibles ou une Telecaster modifiée pour coller à son style, semblent toujours guidés par la fonctionnalité et la pertinence musicale plutôt que par la marque ou le prestige de l’instrument.

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