Un tour d’horizon, avec autodérision, de dix habitudes jugées irrationnelles chez les guitaristes — dont l’auteur lui-même se reconnaît coupable — des chevalets vintage difficiles à régler aux amplis à lampe énergivores, en passant par l’obsession du bois des guitares électriques ou l’accumulation de pédales d’overdrive.
Liens utiles
- https://www.youtube.com/watch?v=fCHwVlObERs
- https://www.youtube.com/watch?v=Tss61p6BkAE
- https://www.youtube.com/watch?v=lySXpEY4kW8
Des spécifications d’un autre temps
Premier point : l’attachement aux chevaliers vintage trois pontets, difficiles à intonner correctement, qu’on retrouve aussi bien sur les Telecaster que sur les Duo-Sonic — voire chez PRS sur certains modèles récents. Deuxième point, dans la même veine : le truss rod accessible uniquement en démontant le manche sur les guitares aux spécifications vintage. Rien ne justifie aujourd’hui, selon l’auteur, de ne pas percer un simple accès direct à la tête, comme le font déjà de nombreux fabricants modernes.
L’amplification à lampe, un attachement à interroger
Troisième point, plus polémique : la préférence persistante pour les amplis à lampe. L’auteur en possède, apprécie leur son, mais utilise au quotidien un ampli à modélisation cherchant à reproduire cette compression caractéristique. Son argument : peu de guitaristes sont capables d’identifier un ampli à lampe à l’aveugle, et ces amplis consomment nettement plus d’énergie et dégagent davantage de chaleur qu’un ampli à transistors — un point difficile à concilier avec une réflexion écologique.
Les guitares relic, une contradiction assumée
Quatrième point : payer plus cher pour une finition volontairement abîmée. L’auteur renvoie vers sa vidéo dédiée au sujet, tout en reconnaissant apprécier lui-même beaucoup ce type de finition malgré son caractère objectivement absurde.
Des frettes qui s’usent inutilement
Cinquième point : continuer d’acheter des instruments aux frettes classiques, qui s’usent et nécessitent un refrettage régulier, alors que des frettes en acier inoxydable existent à un surcoût minime — la marque Black Smith est citée en exemple. Sur sa propre guitare équipée de ce type de frettes depuis quatre ans et beaucoup jouée, aucune trace d’usure n’est constatée, sans perte de confort de jeu perceptible.
L’attachement aux grandes marques
Sixième point : privilégier une marque plutôt qu’une autre alors que les tests à l’aveugle démontrent régulièrement d’excellents instruments partout, chez Harley Benton, Squier, Yamaha ou les marques françaises. L’auteur admet lui-même posséder une Fender et une Gibson, tout en reconnaissant l’incohérence de cette préférence de marque.
Les modèles signature
Septième point : vouloir posséder le même instrument qu’un guitariste admiré. L’auteur avoue rêver d’une PRS Silver Sky (signature John Mayer) ou d’une Ibanez signature, tout en sachant que ces artistes jouent sur des instruments réglés différemment, et que posséder le même matériel ne rapprochera jamais du niveau de jeu recherché.
L’obsession du bois, sur une guitare électrique
Huitième point : le débat sans fin sur l’origine du son — bois, micros, cordes ou guitariste. Sur une guitare électrique spécifiquement, l’auteur avoue ne jamais avoir vraiment compris cette fixation sur des essences précises, et opterait volontiers pour le bois le plus léger existant, le paulownia, s’il était plus largement disponible.
Les guitares vintage
Neuvième point : la quête de guitares historiques des années 50 à 70, déjà traitée dans une vidéo dédiée qui a suscité de nombreux commentaires argumentés. Le constat reste globalement le même : ces guitares ne rendent pas nécessairement meilleur, ni le son forcément supérieur.
L’accumulation de pédales d’effet
Dixième et dernier point : l’accumulation de pédales d’overdrive, distorsion et fuzz, alors qu’il est souvent possible d’obtenir des résultats similaires en ajustant correctement l’égaliseur et les réglages de gain d’une seule pédale. L’auteur s’interroge : ne serait-on pas simplement à la recherche d’un son idéal qui n’existe que dans notre tête, entretenant ainsi une consommation sans fin de matériel ?

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